Monthly Archives: septembre 2005

Canal+, la VoD et la loi

Canal+ vient de lancer CanalPlay, sa plateforme de Video On Demand. Le principe est assez simple, on s’inscrit, on choisit notre film, et on le télécharge sur l’ordinateur (plusieurs qualités sont disponible, apparemment de la qualité VCD (à peu près du VHS) jusqu’à la qualité « extra-large » (qu’est-ce que ça veut dire ?)).

Jusque là, le principe est séduisant, mais, de gros points noirs sont à mentionner. Tout d’abord, la technologie choisie est celle de Microsoft (Windows Media 10), donc il est impératif d’avoir un Windows à jour pour pouvoir en bénéficier. Exit les Macs et les Unix. Ensuite, les prix ne sont pas vraiment attirants car à près de 7?? la nouveauté, autant aller au ciné pour le même prix.

Mais le plus etonnant se trouve dans l’aide de CanalPlay. En effet, cette aide est présentée sous forme de questions/réponses, et ne s’embarrasse pas pour présenter des informations légales totalement fausses. En effet, à la question Est-il possible de graver un programme sur un CD ou DVD ?, CanalPlay répond : CANALPLAY propose le téléchargements de films en location, or il est interdit de copier des contenus locatifs en France. (lien) Seulement, le problème est que c’est totalement faux. En effet, l’article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle précise bien que Lorsque l’oeuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire :[...]Les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective[...]. Quel est le but d’une telle manoeuvre ? Faire passer la copie privée comme illégale en France afin d’en réduire l’usage ? Peut-être, sans oublier que les sociétés de gestion de droits (la SACEM notamment) touche un impot qui est prélevé sur la vente de chaque DVD et CD vierge en France.

Trouvé sur Ratiatum

De la stupidité des brevets logiciels

Aux ?tats-Unis, l’éditeur de solutions antivirus Trend Micro vient de gagner un procès contre un autre éditeur, Fortinet. De quoi Fortinet est-il coupable ? De violation de brevet. Et quel brevet ! Trend Micro a breveté le fait que l’on scanne un document, fichier ou autre, sur un serveur avant de le passer au destinataire. Bref, ça couvre ce que fait aujourd’hui n’importe quel administrateur un tant soit peu consciencieux. On peut vraiment s’interroger sur la pertinence d’un tel brevet. Déjà, celà ne correspond à rien de particulièrement nouveau, même à l’époque de validation du brevet (1997), mais plutôt à une utilisation logique, inspirée de la vie réelle, des problèmes de contamination. Peut-on aujourd’hui breveter la possibiliter de faire un sas pour protéger une salle blanche ? Imaginez qu’une entreprise possède un tel brevet. Elle pourrait interdire à quiconque de mettre en place un sas, et plus encore, demander de payer des royalties à tous les utilisateurs de sas… Fort heureusement les brevets logiciels ne sont pas autorisés en Europe, mais on a encore un exemple démontrant que la brevetabilité n’apporte qu’une seule chose, l’élimination des concurrents pour s’accaparer un marché…

Le soleil, élément perturbateur pour les jours à venir

Mercredi, un sun flare, une sorte de tempête sur le soleil, a eu lieu. C’est la plus grande depuis une quinzaine d’années. La conséquence est que le rayonnement produit risque de créer des perturbations sur toutes les communications radios dans les prochains jours. Les communications par satellites pourraient également être perturbées, et d’autres phénomènes solaires pourraient aussi avoir lieu.

L'industrie du disque en bonne santé

Cette nouvelle va à l’opposé de ce que tout le monde pense aujourd’hui. Et pourtant, la publication des statistiques de ventes pour le premier semestre 2005 est sans ambiguité : + 5,1 % de ventes en volume, mais baisse en chiffre d’affaire de 2,7 %. De plus, si la vente matérielle de disques est en baisse (ce qui reste complètement normal dans l’économie et le marché actuel), l’explosion de la vente en ligne la compense largement (près de 100% d’augmentation, de 5,8 % pour la même période de 2004, à 11,3% aujourd’hui). Encore plus fort, le chiffre d’affaire de la vente en ligne est passé de 800 000 ?? à 3,8 millions ?? entre le premier semestre 2004 et le premier semestre 2005, soit 475% d’augmentation. Alors au lieu de diaboliser le téléchargement de musique par Internet, l’industrie du disque devrait vraiment se remettre en question et adapter son modèle, histoire de ne pas passer à coté du train lui permettant une mutation logique vers les nouvelles demandes de la part de ses clients, c’est à dire nous…

L’info vient d’un article de Libération, mais on peut également mentionner le site SNEP.

KaZaA coupable

Un récent post de Tariq sur l’excellent blog generationmp3 parle de la récente condamnation de KaZaA face à la justice australienne. Pour aller un peu plus loin, il analyse le comportement plus que cavalier des auteurs du logiciel, revendant à prix d’or les informations personnelles des utilisateurs du logiciel. Bref, un post à lire et à méditer (en français qui plus est…).